Release.
Quand je t’écris (Bled)

Quand je t'écris (Bled)

Description

Collaboration entre Namogodine & Monsieur 6000.

Monsieur 6000 pose un texte sur l’instrumentale « Bled » des Namogodine, parue sur leur deuxième album « Carnaval de brousse ».

 

Quand je t’écris et que tu me réponds pas
J’ai tellement mal et je ne sais pourquoi
La douleur m’assaille et par les racines
le vide s’installe et sous les canines

mon âme est en chien, me laisse en survie
la rétine s’obstine, et personne ne me suit
sur le chemin de la mélancolie
s’emmêlent culpabilité et la pluie

Et elles frappent le pavé, transforment des ronds en carré, des routes en marchés, où s’échangent nimbes sales contre linge doré, cette correspondance est un lac gelé et je rame pour atteindre l’autre rive, le mirage d’une lettre promise

L’attente et l’étreinte sont autant de feintes, autant de craintes qu’il n’y a de rêves envolés
En veux-tu en voilà, du bon, du solide, du corsé. Corps et âme je pense à toi
Fruit d’une averse oubliée, mon berceau est une larme qui ne cesse de couler

Mais quand je t’écris et que tu ne me réponds pas
c’est comme quand les pompiers viennent pas
j’entends des cancans qui me laissent coi
Parfois, j’attends un signe de toi

Je suis prince charmant d’un bled oublié
Au sens propre comme au défiguré
La belle au bois dormant, ce matin, faisait la grasse matinée…
Timidité, fragilité extrême, café crème…
Sensibilité exacerbée

Et les vitres pleurent, essuie glace fatigué, croissant pur beurre. Une escale dans un coffee shop déserté, je suis fauché. J’ai lâché mon blé dans une usine manufacturée, fracturé mon oeil ne sait plus à quel saint se vouer, c’est floué, biaisé, et tu sais…

Quand je t’écris et que tu ne me réponds pas
C’est comme quand les pompiers viennent pas
J’entends des cancans qui me laissent coi
Parfois, j’attends un signe de toi

S’exprimer, dire ce qu’on pense pudiquement ou bien le répercuter publiquement
Crier, gueuler à qui chouette l’entendre, l’évocation d’un corps dur au coeur tendre
Vers l’infini, absolue nécessité de surmonter les non-dits du passé
C’est parfait mais quand c’est pas frais, ça gamberge…
ça mûrit, ça pourrit, ça s’efface et ça renaît

c’est pas juste une question de soumission commotionnée par l’érudition

Le risque est de blesser mentalement, alors que dire? Que faire? Se taire? Normalement n’existe pas, et si t’insistes pas, tu ne résistes pas car l’envie de donner ce qu’il y a au fond de toi est une clé pour aller de l’avant, pour aller de l’avant, pour aller de l’avant…

Mais quand je t’écris et que tu ne me réponds pas
c’est comme quand les pompiers viennent pas
j’entends des cancans qui me laissent coi
Parfois, j’attends un signe de toi